Mozart musique classique incarne l'idéal du génie précoce. Compositeur dès l'âge de cinq ans, il a écrit plus de 600 œuvres en seulement 35 ans d'existence, couvrant tous les genres musicaux avec une aisance et une élégance qui continuent de stupider les musicologues. Né à Salzbourg en 1756, il a voyagé à travers l'Europe avec son père dès l'enfance, jouant devant les cours royales et absorbant toutes les influences musicales de son temps.
Mozart : de l'opéra aux symphonies viennoises
L'opéra mozart représente le sommet de son art. Les Noces de Figaro, Don Giovanni, Coìsï fan tutte et La Flute Enchantée sont des chefs-d'œuvre absolus qui ont révolutionné le genre opératique. Les symphonies mozart sont au nombre de 41, dont les trois dernières (Sol mineur, Mi bémol majeur et Jupiter) sont des sommets du classicisme orchestral. Ses concertos pour piano, qui couvrent l'essentiel de sa maturité viennoise, sont parmi les œuvres les plus jouées du répertoire pianistique.
- Opéras : Les Noces de Figaro, Don Giovanni, La Flute Enchantée
- 41 symphonies, dont les trois dernières sont des chefs-d'œuvre
- 27 concertos pour piano d'une variété émotionnelle exceptionnelle
- Réquiem, laissé inachevé à sa mort en 1791
- Musique de chambre : quatuors, quintettes et sérénades
Mozart est mort à Vienne en 1791, à seulement 35 ans. Les circonstances de sa mort, et la légende qui s'est tisssée autour du Requiem inachevé, ont alimenté d'innombrables récits romancés, dont l'oeuvre théâtrale et le film Amadeus de Forman qui lui ont donné une nouvelle célébrité populaire.
Pour commencer avec Mozart, les Concertos pour piano n°20 et n°21 sont des portes d'entrée idéales, ou le Réquiem pour une émotion immédiate et profonde.
La prodigalité de Mozart est d'autant plus stupinante qu'elle s'accompagne d'une profondeur constante. Il n'a jamais écrit d'œuvre facile ou bana: même ses divertissements et sérénades, destinés à une aristocratie en quête de divertissement, portent la marque d'un artiste qui refuse la médiocrité. Sa Symphonie n°40 en sol mineur, écrite en quelques semaines à l'été 1788 avec les symphonies n°39 et n°41, est l'expression d'un génie travaillé par l'angoisse et la mélancolie que son œuvre semble autrement si bien dissimuler.
La musique de Mozart est souvent décrite comme parfaite, un mot que l'on utilise rarement en musique. Cette perfection n'est pas la froideur d'une mécanique sans âme : c'est l'équilibre d'une expression qui dit toujours exactement ce qu'il faut, ni trop ni trop peu. Il a accompli en musique ce que les Grecs appelaient la sophrosyne : la juste mesure, la grâce de ce qui est accompli sans effort apparent.









