Scharwenka : Troisième concerto pour piano en do dièse mineur, Op. 80

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Scharwenka : Troisième concerto pour piano en do dièse mineur, Op. 80

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Résumé en images !

  • Appréciation : 5/5,
  • Époque : 1870-1910,
  • Effectif : Orchestre symphonique avec soliste,
  • Genre : Piano et orchestre,
  • Durée : Classique,
  • Autre caractéristique : Apogée du concerto pour piano romantique.
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    Avec un thème génial et un savant équilibre, on fait tout !

    Composé et créé en 1889, ce concerto incarne vraisemblablement une apogée du genre romantique concertant, hérité de Chopin puis Kullak et Tchaïkovsky. Il s'inscrit dans la série des quatre concertos pour piano et orchestre du compositeur, pianiste et professeur, connu comme grand interprète des oeuvres romantiques passées (Chopin en particulier) ou contemporaines.

    Pourquoi apogée ? Il existe plusieurs raisons d'employer ce terme, la première d'entre elles étant l'incroyable complicité entre le piano et l'orchestre. La maturité orchestrale, comparable à celle de Verdi ou Rimski-Korsakov, diffère de ces deux compositeurs par un aspect plus brute et plus compact, propre à la musique germanique en général. Ce n'est cependant pas un point négatif, Scharwenka sait en effet utiliser la force des cuivres ou la puissance percussive du piano de façon dosée et savamment mesurée, de façon à amplifier les effets sans les gâcher. Cet aspect est présent dans tous ses concertos, mais il est particulièrement expressif dans ce Troisième. L'ouverture sur le grand thème lyrique, poussée par les cuivres et qui reviendra organiser tout le concerto illustre bien notre propos. Une seconde raison serait la lisibilité et la pertinence des lignes musicales, malgré une complexité bien réelle. Les interactions entre tous les instruments sont toujours délicates et fusionnelles, jamais de contraste brutal et sans raison, jamais de thèmes inutiles, jamais de motifs vains, toujours une densité sentimentale, intellectuelle, héroïque, qui porte le concerto dans sa totalité. Une troisième raison pourrait être l'alternance géniale entre les motifs et les lignes mélodiques. L'habillage des thèmes et des phrases est toujours finement ciselé, les petites errances du piano apportent un charme admirable à l'oeuvre, et savent annoncer les péripéties avec clairvoyance. Les lignes qui portent le concerto sont toutes plus ou moins dérivées du thème initial, et il est impressionnant de constater à quel point un même thème peut exprimer des idées différentes. Nous parcourons presque l'ensemble du spectre des passions humaines, sans a-coups, sans hésitations, sans chocs, sans incohérences. Ce dernier point fait de ce concerto un miroir du premier concerto pour piano de Tchaïkovsky, lequel est très varié dans ces thèmes, mais utilise la même fusion et la même maturité musicale. Enfin, en comparaison de ses contemporains qui visent les mêmes idées (Brahms, Litolff, et d'autres moins connus), ou de ses autres concertos, c'est ce concerto qui utilise tous les ressorts disponibles et vit avec la plus grande pertinence, mesure, sensibilité, expressivité, équilibre possibles.

    Déployant ses multiple ailes autour du corps que constitue le premier thème, Scharwenka nous offre près de quarante minutes de pur plaisir. Nous sommes emportés par la force de du thème, et la fougue du premier mouvement ; enveloppés des les métamorphoses hallucinantes de ce thème ; bercés par ses chants gracieux lors des passages plus lents (deuxième et troisième mouvements) ; assommés par sa conclusion dramatique, annoncée par les cuivres, sur une marche noire du piano et la trompette solo, et achevée par l'ensemble de l'orchestre et les glissés du piano ; charmés par ses chants mélodieux qui habitent tout le concerto, tant aux flutes qu'au piano ; glacés par les crescendos plaqués du piano, ou ses résonances dans les silences ; stupéfaits par les transitions douces et fluides, les évolutions naturelles, enchanteresses, en suivant les marches du piano (début du troisième mouvement notamment) ; ébahis par la consistance du thème, qui même dans ses passages les plus dépouillés, au piano, garde sa vitalité et sa force expressive. Nous admirons les innovations de rythme de Scharwenka qui fait exploser la structure en trois mouvements, annonçant les concertos de Rachmaninov, et de nombreux autres : il n'y a plus de successions de tempos, mais un ensemble artistique cohérent de la première à la dernière seconde. Véritable poème symphonique total à la manière de Schéhérazade.

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    Il n'existe que peu de versions enregistrées de ce concerto génial, je vous invite à vous procurer celle de Tanyel et Strugala, avec l'orchestre philharmonique de la radio de Hannovre :

    Scharwenka : Concertos pour piano n° 2 et 3

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