Paganini : Concertos pour violon et orchestre

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Paganini : Concertos pour violon et orchestre

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Résumé en images !

  • Appréciation : 5/5,
  • Époque : 1790-1830,
  • Effectif : Grand orchestre avec soliste,
  • Genre : Violon et orchestre,
  • Durée : Classique,
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    De quelle musique s'agit-il ?

    Génie de la virtuosité, du thème frappant et enchanteur, des folles espérances et des complaintes sublimes.

    Une rupture historique

    L'unité de style et de qualité est tellement affirmée au sein des six concertos pour violon et orchestre de Paganini que nous pouvons regrouper notre analyse en un seul article. Ces six pièces constituent par ailleurs un véritable pilier de l'histoire de la musique classique, comparables aux symphonies de Beethoven, à la Fantastique de Berlioz, et aux études de Chopin. Moment exceptionnel de l'histoire où la musique prend une nouvelle direction, ici c'est le virage du romantisme qui est abordé. Une revue rapide des œuvres concertantes pour violon précédant celles de Paganini ou lui succédant permet d'accentuer de façon encore plus nette, s'il était besoin, la rupture qui se produit. D'une part nous avons Beethoven, Spohr, Mozart, et de l'autre côté du miroir se trouvent ceux de Vieuxtemps, Mendelssohn, Lalo, Saint-Saëns, Sibélius, Tchaïkovsky, Wieniawsky, etc.

    Avec Paganini, nous assistons à la naissance du violon dans toute la grandeur de sa virtuosité et de sa gamme de possibilités. Auparavant l'instrument donne l'impression, par rétro-comparaison, d'être sous-exploité. Seules quelques rares productions ont essayé de développé la richesse du violon, mais il n'affirme toute sa force et son expressivité qu'à partir de Paganini. Génie du thème, génie virtuose, génie de la magnificence, génie de l'affirmation du soliste, si l'on cherchait une faiblesse aux concertos de Paganini on la trouverait dans certains épisodes orchestraux, un peu simples ou pesants. Insistons sur le mot "certains", car de nombreux passages sont saisissant de poésie et de subtilité, loin de la naïveté classique, mais avec la même légèreté.

    Unité de forme

    Une forme identique pour les six concertos : une ouverture orchestrale un peu pompeuse, heureusement bâtie sur une thématique riche et vivante, une reprise et un développement principalement sur la thématique introduite, avec le violon simplement accompagné par l'orchestre (les rôles sont clairement définis), une cadence originale, propre à chaque interprète, un rappel orchestral ; un second mouvement sur le même principe d'équilibre violon-orchestre, orchestre parfois un peu pesant, mais les thèmes entamés par le violon sont tellement sublimes, pathétiques, d'une profondeur jamais égalée, qu'ils nous emmènent dans un autre univers où même les anges se joignent à nos pleurs ; un final vif et enjoué, avec un orchestre explosé en groupes de compagnons, pas d'effet de masse, et un violon qui joue des variations sur des thèmes toujours clairs et directs. A noter parfois un inversion de l'accompagnement dans les troisièmes mouvements entre le violon et la flûte, dans les quatrièmes et cinquièmes concertos notamment où le violon prend le rôle du subalterne via des séries de bariolages, alors que la flûte entonne le thème.

    Une utilisation totale

    Si l'orchestration reste globalement assez sommaire, la complexité et la profondeur du jeu au violon confère à ces concertos le statut d'œuvres révolutionnaires. Qui ne s'est pas rendu compte qu'il ne savait pas ce que pouvait produire un violon avant d'avoir entendu ces œuvres ? La différence est telle avec ses contemporains ou ses prédécesseurs qu'elle constitue un changement de nature dans l'utilisation du violon, et que cette dernière projettera sa trace sur l'ensemble du XIXème siècle, au violon mais aussi au piano. La virtuosité à bon escient, voilà peut-être une expression résumant ce phénomène. Même dans les mouvements lents, qui se portent peu à la virtuosité brillante et démonstrative, Paganini va chercher les sons inconnus du violon qui expriment le mieux les sentiments qui l'animent : harmoniques, extrême-aigu, vibrato large, grands écarts de hauteurs, pour ne citer que les principaux. Une subtilité foudroyante. Dans les mouvements rapides, c'est un brillant feu d'artifice de couleurs, de visions, d'éclairs et de profondeur. Il rejoint la dimension révoltée de certaines œuvre de Beethoven, mais Paganini est plus tourné vers la lumière que vers les ténèbres. L'orchestre n'est pas toujours en reste, que l'on songe à la clochette du final du deuxième concerto, aux pizzicati du troisième, ou aux bois des quatrième et cinquième. Il y a souvent une légèreté non naïve qu'il est difficile de trouver ailleurs. Enfin, cette virtuosité ne manque jamais de poésie, de souplesse, de fraicheur, à l'opposé de certains de ses héritiers (au piano comme au violon).

    Référence absolue pour tout amateur de violon, cet ensemble a valeur d'étalon de l'univers des concertos pour violon, ou de toute production concertante pour violon, romantiques de près ou de loin.

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    Peu de violonistes ont enregistré l'intégralité des concertos de Paganini. En revanche ils sont nombreux à n'avoir enregistré que le premier. J'ai toujours une certaine méfiance envers ceux qui n'enregistre qu'un concerto, surtout d'une série comme celle-ci, car cela fait penser à un passage obligé, plus qu'à une véritable volonté. A l'inverse les violonistes qui enregistrent toute la série ont évidemment la volonté, mais aussi la carrure et le talent pour s'atteler à une telle tâche.
    Dans cette catégorie se situent Accardo, Quarta, et Dubach. Accardo et Dutoit à la tête du London PO nous propose une version qui fait honore au personnage de Paganini : grande virtuosité, feu romantique, tous les extrêmes y sont. Quarta aborde les concertos comme des prolongements d'oeuvres classiques, et cela ne correspond pas à l'esprit novateur et révolutionnaire de Paganini, mais ses enregistrements ont pour intérêt de respecter à la lettre les écrits de Paganini, et d'être interprété sur un violon ayant appartenu au maître. Dommage qu'il manque l'intention à cette technique irréprochable. Dubach se situe à une certaine frontière, à la fois romantique et classique.
    Je recommande vivement la version d'Accardo.
    Pour le premier concerto, la version de Vengerov est aussi intéressante.

    Les 6 concertos pour violon de Paganini par Accardo et Dutoit

    Paganini joué sur son propre violon

    Intégrale Des Concertos Pour Violon, par Dubach

    Maxim Vengerov (Coffret 11 CD)

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