Moussorgsky-Ravel : Tableaux d’une exposition

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Moussorgsky-Ravel : Tableaux d’une exposition

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Résumé en images !

  • Appréciation : 4/5,
  • Époque : 1870-1910,
  • Effectif : Grand orchestre sans soliste,
  • Genre : Poème/Suite symphonique,
  • Durée : Longue,
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    De quelle musique s'agit-il ?

    Composée en 1874, publiée en 1886 à l'aide de Rimski-Korsakov, les tableaux d'une exposition de Moussorgsky sont avant tout une composition pour piano solo. Néanmoins la façon de travailler de Moussorgsky et Korsakov, grands amis, qui ont vécu ensemble un certain temps, était de composer des pièces au piano puis de les orchestrer. Moussorsgky n'a que rarement pratiqué la seconde partie alors que Korsakov était devenu au fil du temps un maître de l'orchestration (l'un des plus grands d'ailleurs comme l'illustre l'époustouflant poème symphonique Schéhérazade). C'est Korsakov qui a orchestré la nuit sur le mont chauve, composée à la base par Mourrorgsky pour piano solo. Cet historique permet de situer les tableaux dans l'histoire et pourquoi la pièce est attribué à Moussorgsky et Ravel.

    Les tableaux d'une exposition n'ont pas été orchestrés par Korsakov mais par un de ses élèves, Touchamlov, en 1886, de façon incomplète. Puis c'est Wood en 1915 qui s'y est attelé. Ensuite Funtek, en 1922. Il y eu certainement d'autres orchestrations, mais c'est Ravel qui emporte la mise en 1922 en orchestrant les tableaux de la manière la plus réussie, la plus populaire, et qui fait de cette pièce un classique jusqu'à aujourd'hui abondamment joué et apprécié (malgré les nombreuses orchestrations suivantes). Il faut dire que Ravel a prodigieusement bien orchestré la pièce, et c'est peut-être une de ses plus grandes réussites (avec le Boléro). Orchestre riche, nombreuses couleurs, gigantisme, modernité, rythme, tout le génie de Ravel est là.

    La première promenade, sur un thème qui reviendra lors des suivantes, s'ouvre sur un solo de trompette, puis se poursuit par un développement du thème aux cordes et aux vents de l'orchestre. Belle introduction qui donne le ton de l'oeuvre : thématique, riche, coloré.

    Le premier tableau, le gnome, est sombre, grave, alterne masse (graves et percussions) et légèreté (glissandi des violons, clochette), et traite le sujet fantastique avec brio. La promenade qui suit est proche de la première, bien que plus lyrique.

    Le vieux château, splendide morceau mélancolique, nous emmène dans un univers langoureux, mystérieux, majestueux, aux ombres vivantes, figurant les vieilles tours ou les feuilles du lierre. Superbe utilisation des graves des vents de l'orchestre. Le promenade qui suit créé un contraste intéressant et nous offre une transition vers le tableau suivant plus rapide.

    Les Tuileries, s'oppose au vieux château par une utilisation des aigus bien plus que des graves, que ce soit ceux de la harpes ou des violons. C'est peut-être le moins réussi de la série car de thématique trop simple et très court.

    Byldo renoue avec l'ambiance du gnome en l'étendant : le ton y est plus pénétrant, plus lyrique, plus grandiose. L'avant-dernière reprise est d'une intensité magistrale. Une promenade revient ensuite, plus cristalline, plus lente, puis plus sombre.

    Le ballet de poussins qui suit porte bien son nom et apport une franche légèreté qui tranche avec le ton général de l'oeuvre. Une sorte de scherzo symphonique salvateur. Suit Samuel Goldenberg und Schmuyle, un mouvement un peu étrange, opposant les cordes graves aux trompettes. Sans thème bien pertinent, il enchaine plutôt des motifs, tout comme le ballet des poussins qui précédait. C'est également le cas du tableau suivant, du marché de Limoges, très proche du ballet de poussins. Ces trois tableaux constituent presque un unique mouvement.

    Vient alors l'imposante catacombe. Mouvement lent, cuivré, massif, tout en accords sombres, sorte d'introduction aux derniers tableaux. Cum mortuis in lingua mortua prolonge cette atmosphère sans transition et y apporte progressivement la lumière.

    Le dernier mouvement, composé des deux derniers tableau, la maison de baba-yaga et la grande porte de Kiev, démarre alors, dynamique, chargé, lyrique, grandiose, imposant. Avec quelques passages plus fins, plus légers, l'ensemble est un véritable ode à la vie et à la jouissance de vivre. D'aucun le trouveront excessif ou grandiloquent, c'est l'autre versant de ce type de musique. On ne peut pas être très expressif dans une froide simplicité.

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