Mahler : Première symphonie en ré majeur ‘Titan’

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Mahler : Première symphonie en ré majeur ‘Titan’

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  • Appréciation : 3/5,
  • Époque : 1870-1910,
  • Effectif : Grand orchestre sans soliste,
  • Genre : Symphonie,
  • Durée : Longue,
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    Composée aux environs de 1888 et remaniée jusqu'en 1903-6 pour une version finale qui est celle jouée aujourd'hui, la première symphonie de Mahler est avant tout un poème symphonique en forme de symphonie, comme il reconnait lui-même. Mal reçue par le public lors de ses premières, elle est tombée dans l'oubli comme toutes les oeuvres de Mahler, avant de ressusciter au milieu du XXème siècle. Elle est régulièrement jouée de nos jours et a été adaptée pour certains ballets (notamment les mouvement centraux). Bien que moderne et reçue comme telle à l'époque, il s'agit pourtant la symphonie la moins novatrice de Maler, il reprend surtout les effets inventés par Bruckner, Wagner, Rott, Grieg, et Korsakov, pour ne mentionner qu'eux. L'ensemble est riche, dense, progressif, contrasté, coloré, vivant, torturé parfois, mais reste clair et abordable, ce qui n'est pas le cas de bien d'autres oeuvres de Mahler.

    Le premier mouvement, très pertinemment sous-titré "comme un bruit de nature" présente une succession d'introductions orchestrales, chaque partie de l'orchestre intervenant plus ou moins à tour de rôle, ébauchant des thèmes qui ne prendront vie que dans le dernier mouvement, alignant des séquences fines ou grotesques (trompettes). On appréciera la délicatesse ou l'humour, mais on restera sur sa faim. Seule une écoute en miroir du dernier mouvement apporte sa consistance à cette ouverture.

    Le second, en forme de danse, plutôt naïf, simpliste, propose des thèmes bien affirmés même s'ils manquent de consistance et souffre du coup de la répétition, dans une orchestration aérée, insistant beaucoup sur les vents pour notre grand plaisir. On retrouve l'ambiance dansante de la partie centrale des Scherzos de Bruckner, qui cherche surtout le mouvement et la mélodie simple plutôt que la finesse ou la subtilité, et encore moins le sentiment ou le pathétisme.

    Le troisième est plus intéressant de part son aspect original et novateur. On y découvre un trait que Mahler exploitera très souvent : une utilisation active et structurante des graves de l'orchestre (contre-basses, harpes, bassons, etc.). Ceux-ci apportent ici la noirceur et le poids de la marche funèbre, alors que le reste des acteurs entonne une mélodie figée, froide sans être glaçante, sorte de danse mécanique au milieu d'un cimetière brumeux, sous un clair de lune bleu et sinistre. L'ensemble manque malheureusement de renouveau et là encore la mélodie supporte mal la répétition.

    Véritable résurrection triomphante, le dernier mouvement est construit comme une marche (autre caractéristique rémanente des oeuvres de Mahler) vers la lumière, ponctuée de chutes et de détournements inquiétants. Toute la matière annoncée dans le premier mouvement prend ici vie et se met en action dans un déploiement éclatant, les thèmes et les motifs fusent, les percussions s'en donnent à cœur joie, tout comme les cuivres. Les chutes sont bien amenées et accompagnées (on notera le rôle admirable des contrebasses), mais suivi de passages étonnement vides, revenant parfois de façon complètement incongrue (il faut le dire) sur les thèmes des mouvements centraux. Cela créé des contrastes francs, mais qui me semblent trop marqués pour créer un véritable sens (à l'inverse de la Sixième symphonie, pourtant bâtie sur le même schéma). Le final éblouissant est certainement excessif, à grand renfort de cuivres (les cornistes se levant régulièrement pour ce final), percussions, vents en fortissimo, etc. mais une telle masse propulsée à une telle hauteur est toujours un moment jouissif dans une œuvre symphonique de cette dimension.

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