Bruckner : Symphonies n°0 et 1

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Bruckner : Symphonies n°0 et 1

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Résumé en images !

  • Appréciation : 3/5,
  • Époque : 1830-1870,
  • Effectif : Orchestre symphonique sans soliste,
  • Genre : Symphonie,
  • Durée : Longue,
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    De quelle musique s'agit-il ?

    Romantisme brut de décoffrage

    Les symphonies de Bruckner présentent une uniformité de style assez évidente, mais une étude plus poussée permet de repérer des différences d'intentions, d'objets, ou de construction. Si les effets employés sont quasiment les mêmes d'une symphonie à l'autre, ils ne visent pas pour autant les mêmes buts. Bruckner peut aussi bien décrire le romantisme fou, ivre et parfois brutal, comme il sait distiller des sentiments plus matures, plus étayés, plus progressifs. De la même façon son traitement de la négativité varie des pleurs sans fin à la révolte désespérée, à l'errance dans des ténèbres grandioses. Outre ces variations d'intentions, on constate des écarts de qualité : autant certains mouvements remplissent leur mission de façon magistrale, autant d'autres s'égarent dans de vains développements. Il en va de même pour les thématiques choisies : certaines sont éminemment pertinentes, d'autres fades ou complètements manquées. On constate enfin une certaine évolution temporelle de la complexité orchestrale, même si, à notre avis, les sommets esthétiques sont atteint lors des Troisième, Quatrième et Septième symphonies. Cela dit, chaque symphonie recèle des qualités propres, même si elles restent parfois temporaires.

    Une question propre à l'oeuvre de Bruckner est celle des versions de ses symphonies. En effet, au cours de son existence, Bruckner est revenu plusieurs fois sur les partitions de ses symphonies, et il existe ainsi plusieurs versions de presque chacune d'entre elles. Les différences ont tendance à éliminer les complexités (principalement harmoniques) jugées inutiles, améliorant la lisibilité des symphonies. Nous précisons quand les changements ont une importance notable.

    n°0 en ré mineur (1869), (Nullte) et n°1 en do mineur (1866 révisée en 1877 et en 1884)

    Les deux premières symphonies de Bruckner sont la "zéro" et la Première (nous oublions ici la "double-zéro" qui est une esquisse symphonique), et elles sont stylistiquement proches. On y retrouve les bases que Bruckner déploiera plus tard, ainsi que ses défauts structurels. Des longues phrases musicales, une utilisation massive des cuivres, des motifs inlassablement répétés aux cordes pour soutenir les développements, des solos aux vents, des percussions par roulements soutenant là aussi les crescendos, une verve héroïque sans objet précis (les sujets restent abstraits). La forme des scherzo est également arrêtée : une danse assez pesante, plus proche de la marche d'une légion que de danseurs, à l'exception de la partie centrale, toujours plus aérienne, sur des thèmes populaires.

    Pour ces deux premières symphonies, nous retenons surtout le Scherzo et le Final de la Première symphonie (dont l'écroulement colossal qui se produit au deux-tiers, et la dernière phrase avec la trompette dominant l'orchestre, en plein déferlement), véritables pièces de maître. Le Scherzo sera d'ailleurs repris quasiment à l'identique pour la Troisième symphonie.

    Acheter

    Je vous invite à vous procurer un intégrale des symphonies de Bruckner plutôt que d'acheter tous les CDs séparément. Il en existe de nombreuses, il faut simplement éviter celle de Celibidache qui prend le parti de la longueur excessive. Selon les chefs que vous connaissez, il faut chercher ceux qui cherchent à être le plus clair et le plus lisible possible. Les constructions symphoniques de Bruckner sont lourdes et complexes, et sans effort de lisibilité, on se perd.
    Je conseille vivement l'intégrale par Karajan et le Berlin PO, qui possèdent à la fois ces qualités, auxquelles s'ajoutent une force et un feu assez approprié aux oeuvres de Bruckner, sauf quelques exceptions. Ce n'est pas le cas pour la Première ici enregistrée qui est magistrale (en version dite de Nowak 1953, grosso modo une version de 1866 légèrement améliorée avec les évolutions suivantes).

    Bruckner, Intégrale des symphonies par Karajan

    Un enregistrement complet des Onze Symphonies a été fait par Skrowaczewski, et pour la n°0, comme pour les autres, la qualité est au rendez-vous.

    Skrowaczewski joue Bruckner : les 11 Symphonies

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